Un avocat bâlois a fait les titres parce qu’il était injoignable et a manqué une audience pendant ses vacances de carnaval (source : 20 Minutes du 13 mars 2026).
Le récit était parfait : un détenu sans défense, un avocat supposé irresponsable, et l’indignation.
L’autorité disciplinaire a examiné l’affaire sur dénonciation. Elle n’a retenu aucune faute.
Cet épisode rappelle une réalité très concrète du métier d’avocat : un tribunal peut garder un dossier plusieurs mois avant de rendre une décision.
Mais l’avocat reçoit parfois par courriel un délai judiciaire de 24 heures, ou de trois jours, pour se déterminer, par exemple pour fixer une audience ou y venir, se déterminer dans une procédure urgente, ou dans une affaire en matière de détention provisoire ou pour des motifs de sûreté.
Et ce délai continue de courir qu’il soit au bureau, en vacances, malade… ou même à l’hôpital.
Une asymétrie bien connue des praticiens : le temps judiciaire se compte souvent en mois. Celui de l’avocat, parfois en heures.

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